Quel est le compte qui rapporte le plus d’argent ?

Vous avez touché une jolie somme récemment - ou vous avez réussi à vous dégager un petit pécule en faisant des économies - et vous souhaitez optimiser cet argent ? Vous avez raison : la tendance des taux de rémunération des comptes et livrets est globalement à la hausse. 

Encore faut-il choisir le compte qui rapporte le plus, celui auquel vous êtes éligible et qui vous correspond le mieux. Quels sont les différentes solutions pour faire fructifier son argent sans risque de perte ? Quel est le taux du livret A ? Quels sont les comptes qui rapportent le plus ? Éléments de réponse.

Au programme
  • Les livrets d’épargne réglementés
  • Les comptes d’épargne non réglementés
Quel est le compte qui rapporte le plus d'argent ?

Les livrets d’épargne réglementés

C’est quoi un livret réglementé ? 

Les livrets d’épargne réglementés sont des solutions d’épargne proposées par les banques notamment mais dont les modalités (taux, plafond, fiscalité, conditions d’obtention…) sont fixées par l’État pour une durée déterminée. Plébiscités par plus de 90 % des Français de plus de 15 ans, qui en possèdent au moins un, c’est avec eux que nous avons décidé d’ouvrir notre classement.

Le Livret d'Épargne Populaire (LEP), le livret le plus performant

Si l’on s’en tient strictement au montant du taux de rémunération, le Livret d'Épargne Populaire et son taux à 6 % est une fois de plus le compte qui rapporte le plus d’argent. Tout du moins, c’est celui qui permet de moins en perdre, au vu de l’inflation. Son taux a un tout petit peu baissé en août 2023 (6,1 % précédemment) mais il reste le plus élevé de tous les livrets réglementés, tout en étant exonéré d’impôt.

Parfait, le LEP ? Pas totalement : son principal défaut est que tout le monde ne peut pas en ouvrir un. Lancé aux débuts des années 80 pour favoriser l’accès à l’épargne aux ménages les plus modestes, le LEP n’est accessible qu’aux personnes dont le revenu fiscal de référence ne dépasse pas un certain seuil : 21 393 € par an pour 1 part fiscale en métropole. 

Dans les départements d’outre-mer, le seuil fiscal est plus élevé mais diffère selon les départements, et le calcul du quotient familial prend en compte les quarts de part supplémentaires. Pour couronner le tout, ce seuil est réévalué chaque année. Il faut donc bien se renseigner sur les conditions d’accessibilité au LEP, notamment sur le site du gouvernement : d’une année sur l’autre, et en fonction de sa situation géographique, on peut y avoir accès ou pas. Et cela peut se jouer à pas grand-chose.

Autre inconvénient, son plafond est bien moins élevé que celui du sacro-saint Livret A et ses 22 950 €. Néanmoins, il a été relevé au 1er octobre 2023 passant de 7 700 € à 10 000 €, ce qui en fait un livret d’épargne tout de même très intéressant si vous êtes éligible.

  • Taux : 6 % (depuis le 1er août) ;
  • Plafond : 10 000 € (hors capitalisation des intérêts) ;
  • Avantages : taux d'intérêt généralement plus élevé, exonération d'impôt sur les intérêts ;
  • Inconvénients : accessible sous conditions de revenus, plafond relativement bas.

Le Livret Jeune, pour commencer à épargner

Le Livret Jeune s'adresse uniquement aux jeunes de 12 à 25 ans. Cette limite restreint fortement son accès. De plus, son plafond de dépôt est fixé à 1 600 €, hors capitalisation des intérêts. C’est donc le livret d’épargne avec le plafond le plus bas. Pour autant, le livret jeune reste un placement qui peut être intéressant - pour ceux qui peuvent y prétendre - grâce à son taux de rémunération.

En effet, le taux du livret jeune est librement fixé par les banques qui le proposent, mais ce taux ne peut pas être inférieur à celui du livret A, c’est-à-dire 3 % en ce moment. Pour tirer leur épingle du jeu, certaines banques n’hésitent ainsi pas à proposer des livrets jeunes rémunérés à 4 % par an et les intérêts sont évidemment exonérés d’impôt et de prélèvements sociaux. Si l’on est éligible, il ne faut donc pas hésiter.

  • Taux : 3 % minimum (jusqu’en janvier 2025) ;
  • Plafond : 1 600 € ; 
  • Avantages : taux généralement plus élevé que le livret A, exonéré d'impôt, argent disponible ; 
  • Inconvénients : réservé aux jeunes de 12 à 25 ans, plafond bas.

Le Livret A, le livret le plus répandu

Le Livret A reste le livret d'épargne emblématique en France. Exempté d'impôts et de prélèvements sociaux, il offre flexibilité et sécurité, bien que son rendement soit souvent bien inférieur aux autres solutions d’épargne. Pour preuve, son taux famélique à 0,75 % puis 0,5 % ces dernières années. Néanmoins, ce dernier a été revu à la hausse (3 % par an) en février 2023 et devrait rester à ce niveau jusqu’en janvier 2025.

Pas de quoi compenser totalement l’inflation actuelle, mais ses qualités et son taux supérieur à ce que l’on peut trouver chez certaines assurances-vie notamment en font un incontournable du moment. Simple, accessible à tous, proposé par toutes les banques, rémunéré à 3 % et avec un argent disponible à tout moment : le livret A a rarement été aussi séduisant qu’à l’heure actuelle. 

  • Taux : 3 % (jusqu’en janvier 2025) ; 
  • Plafond : 22 950 € (hors capitalisation des intérêts) ;
  • Avantages : grande flexibilité, sécurité, exonéré d'impôt ;
  • Inconvénients : rendement souvent inférieur à d'autres formes d’épargne.

Le LDDS, ou le bon complément du livret A

Le LDDS (anciennement CODEVI puis LDD) offre des avantages similaires au livret A, mais avec la possibilité de contribuer à des projets écoresponsables ou sociaux comme le financement de PME ou d’organismes de microcrédit. C'est donc le meilleur livret pour ceux qui souhaitent se constituer une épargne tout en participant à l’économie réelle. Mais c’est aussi et surtout le placement presque incontournable quand on a atteint le plafond de versement de 22 950 € de son livret A !

Il propose les mêmes avantages, bénéficie du même taux (3 % à l’heure actuelle) et offre la même flexibilité, avec la possibilité de récupérer son argent à tout moment. En revanche, son plafond de versement de 12 000 € est presque moitié moins élevé que celui du livret A. Idéal en complément de ce dernier, donc, si votre livret A est plein.

  • Taux : 3 % (jusqu’en janvier 2025) ; 
  • Plafond : 12 000 € ;
  • Avantages : exonéré d'impôt, flexibilité, sécurité, contribution à des projets durables ;
  • Inconvénients : plafond moins élevé que le livret A.

Le PEL, pour financer un bien immobilier

Le Plan Épargne Logement est, comme son nom l’indique, une solution d’épargne pensée pour les personnes qui envisagent d'acheter ou de faire construire leur résidence principale. Il est bien évidemment possible de financer n’importe quel projet avec l’argent déposé sur un PEL mais ce serait se passer du principal intérêt de ce dernier.

Car, à première vue, le PEL ne présente pas tant d’avantages que cela. Même si le taux d’intérêt est passé de 1 % à 2 % en janvier 2023 (le taux du PEL n’avait pas été réajusté depuis l’année 2000) , il reste plus faible que celui du livret A, et les intérêts sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Universel (impôts + prélèvements sociaux) de 30 %. De plus, le PEL a une durée minimale de 4 ans et tout retrait anticipé peut entraîner jusqu’à sa clôture pure et simple.

En revanche, son plafond est le plus élevé de toutes les épargnes réglementées et son taux est garanti et fixe pendant toute sa durée (15 ans maximum pour les PEL ouverts après mars 2011) - même si la durée de versement est de 10 ans maximum. Surtout, tout PEL ouvert à partir du 1er janvier 2023 peut donner droit, au bout de 3 ans, à un prêt immobilier jusqu’à 92 000 € à un taux de 3,20 %. Dans le contexte actuel où les taux immobiliers dépassent les 4 % en moyenne, ouvrir un PEL redevient intéressant pour tous ceux qui n'en ont pas déjà un.

  • Taux : 2 % (depuis le 1er janvier 2023) ;
  • Plafond : 61 200 € ;
  • Avantages : taux fixe et garanti pour toute la durée du PEL (jusqu’à 15 ans), plafond de versement élevé, donne accès à des prêts immobiliers à taux avantageux ;
  • Inconvénients : taux d'intérêt plus faible que les autres produits d’épargne, soumis au PFU, argent bloqué au moins 4 ans sous peine de pénalités, conditions de versements.

Le CEL, comme un PEL en moins contraignant

Le Compte Épargne Logement est souvent vu comme le petit frère du Plan Épargne Logement. Appellation similaire, même taux à 2 %, même vocation à l’achat, à la construction ou aux travaux d’une résidence principale, même imposition… Le CEL est même moins contraignant que le PEL puisqu’il autorise les retraits d’argent sans risque de clôture tant que l’on respecte un solde minimum de 300 €.

En revanche, il est moins rémunérateur, à terme, puisque son plafond de versement est de « seulement » 15 300 € contre 61 200 € pour le PEL. Mais comme pour le Plan Épargne Logement, l’intérêt principal du CEL réside dans sa capacité à donner accès à un prêt immobilier à taux privilégié jusqu’à 23 000 € au bout de 18 mois d’ouverture. À noter que pour les clients qui bénéficient à la fois d’un PEL et d’un CEL (c’est possible s’ils sont tous les deux ouverts au sein de la même banque), le montant total des deux prêts immobiliers combinés est plafonné à 92 000 €.

  • Taux : 2 % (depuis le 1er janvier 2023) ;
  • Plafond : 15 300 € (hors capitalisation des intérêts) ;
  • Avantages : plus flexible que le PEL ;
  • Inconvénients: plafond moins élevé que le PEL et le livret A, soumis au PFU de 30 %.

Les comptes d’épargne non réglementés

C’est quoi un compte d’épargne non réglementé ?

À la différence des livrets d’épargne réglementés, les livrets d’épargne non réglementés ne sont pas soumis aux règles imposées par l’État quant à leurs conditions d’accès, leur plafond ou leur taux de rémunération. Ces questions sont laissées à la discrétion des banques qui les proposent. En revanche, ils sont soumis au Prélèvement Forfaitaire Universel, ce qui en fait souvent des solutions moins plébiscitées que les livrets réglementés. Mais en cette période de forte inflation qui pousse nombre de Français à ne pas laisser d’argent sur un compte courant qui ne rapporte rien, ils peuvent représenter une alternative intéressante.

Les comptes à terme 

Le compte à terme (ou CAT) est un compte sur lequel on dépose une somme d’argent qui sera bloquée pendant une période définie (en général entre 1 et 5 ans). En contrepartie, cet argent est rémunéré à un taux défini à l’avance et à la fin de la période, le titulaire récupère la somme de départ ainsi que les intérêts générés (il peut également renouveler le CAT pour une nouvelle durée). Un peu comme si l’on avait accordé un prêt à l'établissement financier chez qui l’on a ouvert le compte à terme. 

Et l’on bénéficie d’une certaine flexibilité lors de la signature du contrat. Les banques peuvent ainsi proposer un compte à terme : 

  • À taux fixe : le taux est fixé à l’avance et ne varie pas pendant toute la durée du compte à terme ;
  • À taux progressif : le taux est défini à l’avance, mais augmente chaque trimestre ou année. Plus on laisse l’argent sur le compte et plus il rapporte ;
  • À taux variable : le taux est indexé un taux du marché ou un indice de référence. Il est du coup impossible de le prévoir.

Ensuite, on peut le « paramétrer » en fonction de son profil financier et de ses attentes en choisissant la somme que l’on veut déposer et la durée d’engagement en fonction des limites fixées par la banque. Pour donner un ordre d’idée, certains établissements proposent par exemple des comptes à terme avec plafond à 100 000 €, dépôt minimum de 2 000 €, durée d’engagement allant de 1 an à 5 ans avec un taux indexé sur la durée allant de 2,95 % à 3,50 %. Certaines banques proposent même des taux jusqu’à 4,5 %, mais souvent avec un plafond moins élevé.

À noter que pour ouvrir un compte à terme dans une banque, il faut souvent ouvrir ou détenir un compte courant dans la banque en question.

  • Taux : à définir au moment de la signature du contrat (souvent indexé sur la durée d’engagement) ;
  • Plafond : variable en fonction des banques ;
  • Avantages: sécurité de l'investissement, rendement garanti, choix de la durée d’engagement ;
  • Inconvénients : argent bloqué pendant toute la durée du contrat sous peine de pénalités, soumis au PFU, dépôt unique à la souscription.

Les livrets bancaires ou super livrets, le livret A des banques

Les livrets bancaires (parfois appelés « super livrets ») constituent des solutions d’épargne similaires au livret A mais dont les spécificités (plafond, taux…) sont définies par la banque qui les propose. Mais comme ce sont des livrets dont les intérêts sont soumis à la flat tax, ils sont souvent moins populaires que le livret A.

Pourtant, les livrets bancaires ont des atouts à faire valoir : leur plafond est nettement plus élevé que celui du livret A (entre 100 000 € et 150 000 € contre 22 950 €) et ils bénéficient souvent d'un taux boosté pendant les 3 ou 4 mois qui suivent l’ouverture du super livret. Jugez plutôt, avec la solution d'épargne proposée par Lydia : un taux à 3 % (le même que celui du livret A) boosté à 4 % les 4 premiers mois et un plafond à 150 000 €. Une bonne solution, donc, pour placer une somme d’argent pendant quelques mois (voire plus) quand on a atteint les plafonds de ses livrets réglementés.

  • Taux : variable en fonction des banques mais souvent boosté pendant 3 ou 4 mois ;
  • Plafond : variable en fonction des banques ;
  • Avantages : argent disponible à tout moment, plafond plus élevé que celui du livret A ;
  • Inconvénients : intérêts soumis au PFU.

Les comptes courants rémunérés

Le concept du compte courant rémunéré est on ne peut plus simple. C'est un compte courant que l’on utilise pour toutes ses dépenses du quotidien et dont les dépôts présents sur le compte sont rémunérés à un taux fixé par la banque. Pratique : on n'a ainsi pas besoin de sortir d'argent de son compte courant pour le faire un peu fructifier.

Longtemps interdits par la réglementation bancaire, les comptes courants rémunérés ont finalement été autorisés en 2005. Malheureusement, les banques ne se sont pas précipitées pour proposer ce produit en apparence très avantageux pour leurs clients. Et les rares qui l'ont proposé à l'époque l'ont fait en rendant le service payant ou soumis à conditions et à un taux souvent trop bas (à peine plus de 1 %), ce qui n'a pas contribué à son succès. Si bien qu'à l’heure actuelle, quasiment aucune banque française ne propose encore de compte courant rémunéré pour leurs nouveaux clients.

Pourtant, l'idée de départ était séduisante. Et c'est cette idée, ce concept que Lydia a voulu conserver avec la prime Lydia. Ainsi, Lydia ne propose pas de compte courant rémunéré en tant que tel mais récompense les clients qui utilise Lydia au quotidien avec un taux d’intérêt brut de 2 % sur le montant des fonds présents sur tous leurs comptes. Et cette prime Lydia est accessible gratuitement. À défaut d'ouvrir un « vrai » compte courant rémunéré, les personnes qui souhaitent valoriser l'argent de leur compte courant - qui ne le voudrait pas ? - ont désormais une alternative.

  • Taux : en fonction de la banque ;
  • Plafond : pas de limite ;
  • Avantages : argent disponible à tout moment, fonctionne comme un compte courant ;
  • Inconvénients : taux généralement faible, conditions d'obtention parfois restrictives, soumis à la flat tax.

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